<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941</id><updated>2011-07-07T22:54:30.053-07:00</updated><title type='text'>CAROTIDE BLUES</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>8</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-4771812576546466588</id><published>2010-03-11T06:09:00.001-08:00</published><updated>2010-03-12T04:00:01.417-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 1 deuxième partie</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5j5o4ZMg4I/AAAAAAAAAPM/9trfdwFoU1Y/s1600-h/Goopeal_News.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="111" src="http://2.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5j5o4ZMg4I/AAAAAAAAAPM/9trfdwFoU1Y/s200/Goopeal_News.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Goopeal News six heures Avec Rachel Twinnings. L’actualité du monde et de la nuit en trois minutes. Dernier entraînement pour Osseman Drive et Five Q Rock avant la finale de la Street Fight League ce soir. Dans son loft de Zappa Beach, Five Q nous livre son pronostic : « Je vais lui arracher la tête et lui chier dans le cou à ce vieux débris. Demain soir vous assisterez à la fin d’une mascarade qui dure depuis trop longtemps ». Whao, voila qui nous promet un grand moment de sport ce soir en direct sur Télé 7 / Images sensationnelles avec cet accident terrible sur le motorway 37 : douze morts et six blessés graves. Dans le rond rouge la tête du chauffeur du poids lourd décapité par la portière de la voiture bleue. Vous pouvez retrouvez l’accident en direct et l’intégralité des actions de secours sur www.crash.co.os à la rubrique l’accident du jour / Sonia Ladouce l’actrice de charme a signé un contrat de 25 millions de Sterlins avec la maison de production Vibra pour 14 films « J’offrirai à mes admirateurs avec l’aide de Vibra mon premier Gang Bang inter racial. Une partie des droits seront versés au WWF pour la sauvegarde de la forêt noire » / Jackpot record au GranSlam de Ouang Schock où une joueuse de Lettonie empoche la somme extraordinaire de 1,5 millions de Sterlins / Trois morts ce matin dans une fusillade dans un bar d’East End. D’après la police il s’agirait d’un règlement de compte entre bandes rivales / Suite et fin de l’affaire Fat avec ce matin aux aurores la découverte par les hommes du commissaire Cassidy du dernier chargement macabre de fœtus / Début aujourd’hui du procès de Liam Baodang, le secrétaire général de la National Ethic Fundation, inculpé de détournement de mineur et pédophilie / International maintenant : Les forces de sécurité sont intervenus dans la prison de Bangu à Rio pour mater une mutinerie. 32 morts et 64 blessés chez les mutins / C’était Goopeal News Six heures »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5osp8uF9_I/AAAAAAAAAPU/NDhWtwCS9yU/s1600-h/desk.JPG" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5osp8uF9_I/AAAAAAAAAPU/NDhWtwCS9yU/s320/desk.JPG" vt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je suis descendue au Desk pour voir s’il n’était pas possible de leur fourguer ma bobine en mes fœtus pour le Goopeal de 10h00. Le Desk est au premier étage, pour que les coursiers puissent prendre l’escalier plutôt que d’attendre les ascenseurs pour livrer ou récupérer les microdisk des reportages.&lt;br /&gt;C’est un grand espace sans cloisons où la température ne dépasse jamais quinze degrés pour protéger les ordinateurs qui tournent en permanence. Je ne vous raconte pas le bruit de la clim… à devenir sourd. Il doit y avoir en permanence quatre vingt – cent personnes qui bossent à fond la caisse. Le Desk c’est le cœur de Télé7. C’est là, au premier étage paysagé qu’arrivent toutes les images tournées par des gens comme moi. Elles sont montées, classées et archivées.&lt;br /&gt;Au centre de la grande salle il y a six bureaux surchargés de paperasse et de gobelets de cafés. Ce sont les bureaux de Munt Yat Foe, la rédactrice en chef des news de Télé7 et de ses cinq chefs des informations. Robby Sanglar pour les affaires sportives, Heinrich Zigler pour les jeux, Miutu Muy pour les affaires criminelles et Jonathan Honoré pour l’international… les sujets de politique ne sont pas traités au Desk mais au trentième étage.&lt;br /&gt;Moi je dépends de Miutu Muy … la grande prêtresse des affaires criminelles. Quand j’ai débuté dans ce métier on m’a laissé entendre que sa grand mère aurait été une des cinq dirigeantes de la Porte Close… la plus puissante des triades de l’ouest Chinois. Je ne sais pas si c’est vrai. Personne ne le sait ni ne le saura jamais parce qu’il faudrait soit le lui demander, soit enquêter. Et honnêtement je ne sais ce qui me ferait le plus peur : enquêter sur les triades ou interviewer Muy. Elle doit avoir soixante ans peut être et garde encore au visage et dans le corps des traces de beautés et de souplesse qui font regretter de ne pas l’avoir connu trente ans plus tôt. Elle a une voix rauque presque masculine à force de Players sans filtre et des valises sous les yeux qui pourraient servir à passer en fraude tout le whisky qu’elle écluse avec constance de huit heures du matin jusqu’à une heure du matin, heure à laquelle elle rentre chez elle. Miutu parle fort, tape du plat de la main sur la table quand elle est contente, trousse des commentaires aux reportages avec le génie de l’alcoolique cynique, et ramène régulièrement le soir chez elle des petits stagiaires des deux sexes qui, par envie ou par crainte, n’osent refuser ses invitations. En clair c’est une grande dame et une formidable journaliste.&lt;br /&gt;Je l’aime bien et je crois que c’est réciproque bien que je ne sois plus stagiaire depuis bien longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Lorsque je suis arrivée elle allumait une nouvelle Players au mégot de la précédente, avait les pieds posés sur son bureau et tenait à la main le découpage timecodé d’un reportage. Elle m’a repéré, à glissé son regard au dessus de ses demies lunes et a jeté le mégot dans le seau à cendres qui lui servait de poubelle.&lt;br /&gt;- Tiens ! Voila ma grande sauterelle préférée. Qu’est ce que tu veux cette fois ? Un conseil, une cigarette ou ta tête à l’antenne ?&lt;br /&gt;- Troisième hypothèse ma belle.&lt;br /&gt;- Alors au revoir. Le Goopeal de dix heures est complet et on ne parle jamais de macchabé à celui de treize heures. Tu le sais aussi bien que moi d’ailleurs.&lt;br /&gt;- Je sais : Il ne faut pas couper l’appétit des masses laborieuses ni les déprimer avant qu’elles ne reprennent le labeur. Je connais les dix commandements de la maison Miutu. Mais là c’est quand même du lourd. Yen Fat va aller pourrir en prison jusqu’à la fin de ses jours et l’affaire est close. Pas de cadavres, pas de sang… rien que la gloire de la police locale.&lt;br /&gt;- Je m’en contrefous ma chérie. Même sans image, je me vois mal balancer à nos chers téléspectateurs du fœtus congelé pendant leur déjeuner.&lt;br /&gt;- Allez Muy soit sympa bordel. Si je ne passe pas aujourd’hui, je ne passerai plus à l’antenne avant ma prochaine affaire. Et je n’ai rien sur le feu.&lt;br /&gt;- Pauvre petite Ashelle qui a peur que son visage se fripe si son image n’est pas régulièrement mise à l’antenne.&lt;br /&gt;- Allez Miutu, un bon geste.&lt;br /&gt;- Si je voulais faire un bon geste comme tu dis, et bien je t’interdirai d’antenne. Depuis que tu montres ta bobine tes reportages sont de plus en plus mauvais. Tu ne cherche plus la vérité mais uniquement un moyen de te montrer…t’es devenu une merde ma grande. Je te prédis d’ailleurs un grand avenir de merdaillonne en chef. Continue sur cette voie et tu finiras aux Goopeal de vingt heures à lire en boucle la prose du trentième.&lt;br /&gt;Pas besoin de vous expliquer que Miutu avait une conception un peu dépassé des infos à la télé… pour elle le spectacle ne devait pas primer les faits. A deux cent milles Sterlins le pop-up publicitaire pendant les Goopeal vous pensez bien qu’on n’allait pas s’amuser à informer le téléspectateur avec des faits sans images chocs. Certains s’en plaignent moi je fais avec. D’ailleurs cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de carte de presse à Ouang Schock… nous ne sommes pas naïfs à ce point.&lt;br /&gt;- Tu trouves que ma série sur le trafic de fœtus n’était pas bonne ?&lt;br /&gt;- Si je regarde les courbes d’audience je la trouve fantastique ma petite chérie. Si je la visionne elle me donne envie de vomir.&lt;br /&gt;- Quelle est notre mission Miutu ? De l’audience ou du sens ?&lt;br /&gt;Elle alluma une nouvelle Players et me gratifia d’un beau sourire.&lt;br /&gt;- Toi je t’aime parce que tu es le plus belle représentante de cynique à sang froid que je n’ai jamais vu. Et dans cette ville, laisse moi te le dire, le cynisme est plus puissant qu’un sept soixante cinq.&lt;br /&gt;De la main elle me désigna la bouteille de whisky à peine entamée dont le goulot émergeait du fatras de papiers qui recouvrait son bureau.&lt;br /&gt;- Sers nous un verre et raconte-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Une heure plus tard j’avais enregistré quinze secondes de commentaires sur l’affaire pour le Goopeal de 13 heures et quittais le bureau. Je suis passée à l’hôpital voir le vieux avant de rentrer me coucher. J’y vais tous les jours. Ce n’est pas que je l’aime, mais c’est la seule famille qui me reste. Ma mère s’est fait la malle le jour de mes deux ans, je n’ai jamais connu mes grands-parents, je n’ai pas de cousins, de cousines… pas de réunions de famille. Les copains me disent que j’ai de la chance, qu’une famille coûte chère et qu’à la bourse des emmerdes c’est une valeur refuge. Peut être bien. N’empêche, je n’ai pas envie de voir le vieux mourir. &lt;br /&gt;C’est toujours un sale moment la visite. Le découvrir comme ça, avec quarante kilos de barbaque en moins, les os des mains presque visibles sous une peau fine et translucide, les cheveux filasses et épars et des petits paquets de bave blanche et sèche à la commissure des lèvres, ce n’est pas Disney. Oh non !&lt;br /&gt;Je ne sais pas exactement ce qu’il a. Je n’ai pas les moyens de payer les honoraires d’un spécialiste… tout ce que je sais c’est qu’il lui faut une greffe de rein dans les trois mois sans cela il y passe. Vu le prix des reins, je passe le voir tous les jours pour ne rien perdre de ses derniers instants.&lt;br /&gt;Il est allongé, il ne parle pas (je crois qu’il n’en a plus la force), il regarde le plafond et serre ma main dans la sienne. Je lui dis trois mots et puis je reste là à écouter la télévision accrochée sur son bras télescopique qui déroule ses programmes. Depuis qu’il est entré dans cette chambre il n’a jamais changé de canal. A croire qu’il ne l’entend même pas. Une fois, au début, quand nous avons appris que c’était grave il m’a simplement dit : « Tu as été une bonne petite » J’avais eu envie de chialer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-4771812576546466588?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/4771812576546466588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2010/03/goopeal-news-six-heures-avec-rachel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/4771812576546466588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/4771812576546466588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2010/03/goopeal-news-six-heures-avec-rachel.html' title='CHAPITRE 1 deuxième partie'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5j5o4ZMg4I/AAAAAAAAAPM/9trfdwFoU1Y/s72-c/Goopeal_News.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-3405228480477769659</id><published>2010-02-01T14:21:00.000-08:00</published><updated>2010-02-01T14:26:00.624-08:00</updated><title type='text'>Chapitre 10</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;Le Slice Kimbo est un bar que je déconseille à quiconque n’est pas introduit dans ce milieu. Rien que la ruelle dans laquelle il fallait s’enfoncer pour y arriver était déjà un coupe gorge. Etroite, sombre, humide et se terminant en cul de sac sur l’entrée du Slice Kimbo.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S2dUrgPUSzI/AAAAAAAAAKw/-uzt3bzKCR8/s1600-h/slice+kimbo.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S2dUrgPUSzI/AAAAAAAAAKw/-uzt3bzKCR8/s320/slice+kimbo.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;C’est l’antre de ceux qui trouvent que la Street Fight est un sport de gonzesse complètement dénaturé par le fric et la télé. Pour eux les seuls combats qui vaillent sont ceux qui se tiennent dans les arrières cours des pavillons de banlieue avec deux adversaires, un public et pas d’arbitre.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au début les combats étaient filmés et diffusés sur le net mais les amateurs ont rapidement mis le holà à cette dérive car les images amenaient des fans, les fans ramenaient de l’argent et l’argent amenait les producteurs. Aujourd’hui il n’y a plus une seule image de ces combats et je défie quiconque d’essayer d’en tourner une seule. A l’époque ou je travaillais aux sports mon mentor m’avait emmené voir un de ces combats… j’avais tout de suite attrapé le virus et depuis j’en avais suivit un paquet. Entre nous je suis d’accord avec ces types : la Street Fight c’est juste bon pour les paris parce que pour le spectacle et l’émotion rien ne vaut les Rumble Kimbo. D’autant plus qu’ils sont strictement interdits par la loi… forcément ! Ouang Schock ne peut pas accepter un spectacle sans images et sans droits. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Imaginez une cour herbeuse camouflée par la maison et une barrière de bois de deux mètres cinquante de haut. Les poubelles dans un coin et les vieux vélos tout pourris qui croupissent un peu plus loin. Les fils pour le linge tendus d’un coté à l’autre sur l’une des barrières et les fenêtres de la cuisine avec sur le rebord les bidons presque vide d’Ajax et d’Antikal qui reposent sur une serpillière couleur vomi. Et puis une cinquantaine de types et de femmes serrés les uns contre les autres qui entourent les deux guerriers qui s’affrontent. Ils sont l’un en face de l’autre, torses nus, les poings vierges et ils frappent. Tous les coups marquent et le sang qui coule n’espère aucune éponge, aucun coton. Il y a la sueur et le bruit sec et mat des phalanges qui s’écrasent sur une pommette, les ahanements de celui qui encaisse et qui souffre, le souffle des poumons qui se vident d’un coup sous la violence d’un coup de genou dans l’estomac. Le regard de celui qui sent la victoire et celui, plus génial encore, du gars qui comprend qu’il va perdre et qui cherche au plus profond de son esprit et de son ventre l’ultime rage qui pourrait le sauver mais qui ne la trouvera jamais car il n’y a que dans les films que le perdant peut s’en sortir d’un dernier coup de rein.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est dur, c’est violent, c’est sans pitié ! C’est Ouang Schock et c’est comme ça que j’aime cette ville.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Photo :&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt; François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-3405228480477769659?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/3405228480477769659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2010/02/chapitre-10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/3405228480477769659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/3405228480477769659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2010/02/chapitre-10.html' title='Chapitre 10'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S2dUrgPUSzI/AAAAAAAAAKw/-uzt3bzKCR8/s72-c/slice+kimbo.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-3749943462263759821</id><published>2009-11-26T12:49:00.000-08:00</published><updated>2010-03-13T12:41:24.645-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 1</title><content type='html'>&lt;div style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;« Les horreurs c’est comme les naissances… faut toujours que ça arrive en plein milieu de la nuit »&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw7pYjdVTSI/AAAAAAAAAHE/YEstbo1ir9M/s1600/Dock+23+Port+de+Ouang+Schock.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw7pYjdVTSI/AAAAAAAAAHE/YEstbo1ir9M/s400/Dock+23+Port+de+Ouang+Schock.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le commissaire Wayne Cassidy ne me regarda même pas en laissant tomber sa vérité première. De toute façon ce soir là personne ne regardait autre chose que les petits paquets bien emmaillotés sorti un par un du conteneur frigorifique du dock 23 par les hommes de l’OSPD. Vingt sept paquets contenant tous un fœtus congelé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En dix ans de carrières à Télé7, j’en ai vu des cadavres : des truffés de plombs, des pieds en ciment, des laminés à la batte de baseball, des brulés à l’acide… une sacré collection d’ignoble façon de mourir. Mais là j’avais une boule dans la gorge et je n’étais pas la seule.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un adulte quand ca tourne macchabé il y a une sorte de logique… la mort doit bien frapper un jour. Mais un enfant ! Un fœtus ! Ca passe difficilement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5v4S6bkoKI/AAAAAAAAAPs/0gfEPLO9-gE/s1600-h/quai.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5v4S6bkoKI/AAAAAAAAAPs/0gfEPLO9-gE/s200/quai.jpg" vt="true" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Du coin de l’œil je regardais Yen Fat qui se tenait bien droit avec le regard fier et lointain malgré les menottes et la barbe de trois jours au menton. Avec les néons pisseux qui inondaient le bitume humide de jaune et de gris, la bruine en rideau sur le fond noir de la nuit et les odeurs de poissons morts dans des relents de gasoil il ne faisait pas tache. Ce type était une pourriture finie. A la tête de son gang il séquestrait des clandestines, les foutait enceinte et déclenchait l’accouchement à six mois et douze jours exactement… Ca ne semblait pas le gêner ces petits paquets congelés le père Yen Fat. Il semblait même s’en foutre complètement… Faut dire aussi qu’au stade où en était l’enquête il n’avait plus grand-chose d’autre à faire que de se foutre de tout. Il y avait trop de preuves contre lui. En contrepartie de sa collaboration il avait gagné le droit de vivre la fin de son existence dans une cellule sans fenêtre de la prison de Huan Gia… triste perspective… moins triste néanmoins que les douze balles dans la peau qu’il aurait gagné à ne pas balancer ses complices. La seule chose que Fat n’avait pas raconté aux policiers était ce qu’il faisait des fœtus. Pas un mot ! Pas un soupir ! Et pourtant il y en avait eu des interrogatoires… Certains basés sur la psychologie, d’autres en ligne totale avec le manuel du bon policier et certains autres un peu plus physiques. Mais Fat n’avait rien dit : ni sur les fœtus ni sur les filles dont on avait retrouvé les corps disséminés dans la ville.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le commissaire Cassidy avait été lancé sur l’affaire à la suite d’une dénonciation anonyme. En trois semaines il avait mit la main sur six cadavres de femmes et découvert deux chargement de fœtus. Puis il avait coincé Fat… toujours grâce au mystérieux informateur. Sur notre dock 23 nous assistions au dernier acte du drame… &lt;br /&gt;Toujours sans me regarder Wayne Cassidy me demanda.&lt;br /&gt;« Ca passe à quelle heure ? »&lt;br /&gt;J’ai regardé ma montre : 3h22.&lt;br /&gt;« Avec de la chance au Goopeal de six heures… »&lt;br /&gt;« Quoi !!! Même pas le Hot News ? »&lt;br /&gt;« L’histoire est vieille commissaire… et puis il y a la finale ce soir »&lt;br /&gt;« Ouais, si tu le dis… »&lt;br /&gt;C’était notre deal à tous les deux. Il me faisait monter sur tous ses coups et je lui assurais une bonne couverture télé. Nous n’avions pas à nous plaindre de notre association. Sa bouille à l’antenne le rendait quasiment intouchable et lui permettait de mener ses enquêtes et sa brigade à sa guise, et j’y avais gagné mes galons de présentatrice spécialisée… un très bon deal.&lt;br /&gt;J’avais espéré au tout début de l’affaire Fat que cette histoire me permettrait enfin de devenir présentatrice de prime. Hélas, malgré tous mes efforts, l’audience n’avait jamais décollé. On avait pourtant bien monté la sauce tous les deux. Au début nous avions joué sur la piste d’un tueur en série, puis sur celle d’une bande organisée, puis enfin sur le trafic d’organe. Au début j’avais eu droit aux honneurs du Goopeal avec ma bouille à l’antenne, puis simplement des images, puis les flashs… et puis plus rien. Difficile de capter l’attention du téléspectateur plus de dix jours sur un sujet à Ouang Schock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5j4OzFn0MI/AAAAAAAAAPE/TPoWnkWNS9A/s1600-h/Bd+Winston+Smith.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S5j4OzFn0MI/AAAAAAAAAPE/TPoWnkWNS9A/s320/Bd+Winston+Smith.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai un beau bureau à Télé7, au quatorzième étage en façade sud du Quinte Plazza, avec deux fenêtres qui donnent l’une sur le parking l’autre sur Winston Smith, le boulevard des casinos. Le quatorzième ce n’est pas encore l’étage des vrais patrons mais la façade sud c’est un signe qui ne trompe pas : si je ne suis pas encore une présentatrice vedette, je ne suis plus de cette valetaille que l’on envoie couvrir les incendies et les meurtres passionnels. &lt;br /&gt;Malgré ça j’ai quand même été surprise de l’invitation qui m’attendait sur mon bureau. Une belle enveloppe crème, du papier vélin épais, une typo élégante et grise. Et à mon nom s’il vous plait, pas comme la majorité des autres que mon patron me refile à l’occasion quand son agenda est surchargé.&lt;br /&gt;Faut dire aussi que tout le monde n’est pas invité par Jonah Quinte en personne… pour ça il faut être dans les trentième étages au moins, ou être vraiment très riche… ou pouvoir lui être utile.&lt;br /&gt;Jonah Quinte c’est le secrétaire général du Grand Conseil des Annonceurs. C’est lui qui est à l’origine de la loi éponyme sur la télévision obligatoire dans les lieux publics… Un monsieur à qui très peu de gens à Ouang Schock peuvent dire non.&lt;br /&gt;Il possède Télé7 et quelques dix autres réseaux en plus de participations dans trois casinos, deux entreprises américaines d’armement, une compagnie aérienne et une myriade d’autres trucs qui lui rapportent une fortune tous les ans. Mais sa grande réussite c’est www.crash.co.os, le site des plus beaux accidents de la route du monde entier. C’est son idée de génie, celle qui a fait sa fortune. &lt;br /&gt;Il y a de cela trente ans il a proposé aux forces de police automobile de Ouang Schock d’équiper tous les grands axes routiers de caméras de surveillance. Il fournissait l’équipement, la maintenance et les images. En contrepartie il conservait la propriété intellectuelle et artistique des images et le droit de les commercialiser. Au début personne n’a compris comment il allait gagner de l’argent avec ça… mais les policiers ont accepté. Après tout s’il voulait perdre son fric c’était son problème.&lt;br /&gt;Le lendemain matin les huit assureurs de Ouang Schock annonçaient de concert que les dossiers d’indemnisations de sinistres automobiles devaient dorénavant contenir un extrait vidéo de l’accident. Le site www.crash.co.os, où les accidentés pouvaient acheter leur accident, fut lancé le même jour. Six mois plus tard Quinte installait des caméras à Los Angeles, Pékin, New Dehli, Marseille, Helsinki, Londres… aujourd’hui huit cent quatre vingt sept villes sont équipées de ses caméras.&lt;br /&gt;Sur crash on peut toujours obtenir les images de son accident mais on peut surtout regarder les plus beaux carambolages de la planète. Avant-hier le site avait reçu un million six cent deux milles visiteurs.&lt;br /&gt;Vous comprendrez donc pourquoi j’étais étonnée et fébrile… assez fiere aussi, je dois bien l’avouer. Et puis assister à la finale du championnat de Street Fight League au Zamiatine, l’immeuble de Quinte c’est quand même autre chose que de la mater dans un Lockers ou au bar du coin avec les copains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Photo François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-3749943462263759821?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/3749943462263759821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/les-horreurs-cest-comme-les-naissances.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/3749943462263759821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/3749943462263759821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/les-horreurs-cest-comme-les-naissances.html' title='CHAPITRE 1'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw7pYjdVTSI/AAAAAAAAAHE/YEstbo1ir9M/s72-c/Dock+23+Port+de+Ouang+Schock.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-6464131797632739754</id><published>2009-11-26T05:57:00.000-08:00</published><updated>2010-01-15T03:15:03.061-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 22</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;« Jungle Rumble 24 hours a day ».&lt;/b&gt; Sur la façade rouge du bâtiment, accroché juste sous les tuiles du toit aux extrémités recourbées comme tous les immeubles du début du siècle dernier, l’immense néon clignotait de rouge, de jaune et de vert. Un lion gigantesque et rugissant frappait de manière syncopée la gueule affreuse d’un crocodile géant, tandis qu’un buffle gémissait sous les anneaux étouffants d’un boa constrictor.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S07rzZ4F-xI/AAAAAAAAAIs/10e-TC6tamY/s1600-h/Rumblejungle.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S07rzZ4F-xI/AAAAAAAAAIs/10e-TC6tamY/s400/Rumblejungle.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Bien sur il y avait des combats de ce genre au Jungle mais pas en semaine et pas en début de soirée pour sur. La bonne heure pour les vrais combats spectaculaires c’était plutôt 23 heures.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai payé l’entrée et en ai profité pour me balader un peu dans le « Palais »… l’autre nom du Jungle. C’était un endroit vraiment étrange… l’architecture déjà… un vieil immeuble des années 1880, avec des poutres en bois comme structure et des pièces immenses à peine éclairées par de grandes fenêtres à petits carreaux de couleurs. Des parquets craquants sous les pieds et des escaliers majestueux pour rejoindre les étages supérieurs. Des canapés de bois couverts de coussins de soie et un bar en acajou de vingt mètres de long sous un lustre de bronze et de cristal mêlés représentant une pieuvre des hauts fonds.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S1BOIejZEYI/AAAAAAAAAJI/yTYCV6yIuQo/s1600-h/junglerumble.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S1BOIejZEYI/AAAAAAAAAJI/yTYCV6yIuQo/s200/junglerumble.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La grande arène au rez-de-chaussée avait été creusée dans l’ancienne salle de bal dont on avait conservé le plafond peint par Hokusai. Les rangées de sièges de velours rouges placé en cercle et les dorures excessives des pilastres et des colonnes donnaient au Jungle un air d’autrefois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aux étages, dans de petits salons, on pouvait assister à des combats qui attiraient les vrais connaisseurs et dans quelques boudoirs on pouvait soi même conduire à la mort une grande variété d’animaux. C’est là que j’ai retrouvé Paritoshan.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se tenait assis devant un aquarium à la surface duquel nageait désespérément une souris blanche. Au fond, dans la sarabande des algues visqueuses, trois gros poissons ovales et gris suivaient de concert la course du rongeur. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paritoshan m’invita à admirer le spectacle en m’invitant du doigt à ne pas troubler le silence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’un des poissons fonça à la surface et vint rapidement mordre la patte de la pauvre souris avant de replonger dans les profondeurs de son royaume. Un second s’élança à son tour et attrapa la cuisse de la bestiole puis gesticula pour arracher une part de chaire.&lt;br /&gt;- Des dents comme de véritables rasoirs ma chère. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le troisième chargea à son tour et attira le rongeur quelques instant sous l’eau. Une caverne rouge était creusée dans la fourrure blanche de l’animal. Son sang s’effilochait dans l’eau grasse de l’aquarium mais elle ne perdait pas l’espoir d’un échappatoire. Nageant de toutes ses forces elle cherchait un récif ou une rive… les trois poissons attaquèrent ensemble dans une frénésie de mouvements et la petite créature blanche fut littéralement déchiquetée sous nos yeux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Photo François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-6464131797632739754?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/6464131797632739754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/jungle-rumble-24-hours-day.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/6464131797632739754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/6464131797632739754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/jungle-rumble-24-hours-day.html' title='CHAPITRE 22'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S07rzZ4F-xI/AAAAAAAAAIs/10e-TC6tamY/s72-c/Rumblejungle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-2355718238433149860</id><published>2009-11-26T05:51:00.000-08:00</published><updated>2010-01-14T01:56:54.117-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 19</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Il n’y a rien de mieux que jouir pour se reposer.&lt;/b&gt; C’est Miutu Muy qui m’avait apprit ça à mes débuts. Si elle ne m’avait jamais proposé la botte, elle m’avait fait découvrir les plaisirs des latex-boy.&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6HjuQq1LI/AAAAAAAAAG0/irFr0kGrP-c/s1600/LATEXDOME.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6HjuQq1LI/AAAAAAAAAG0/irFr0kGrP-c/s400/LATEXDOME.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au début j’avais été choquée qu’elle puisse les utiliser et pire encore qu’elle ose me proposer d’essayer. Puis avec le temps et quelques verres je m’étais laissé aller et j’avais accepté d’utiliser un homme pour jouir sans arrière pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Pourquoi faudrait-il aimer pour jouir Ashelle ? Où est il inscrit dans ton patrimoine génétique qu’il faille que ton cœur palpite pour que ton cul se réjouisse ? Réveille toi ma belle, les femmes ont le droit de jouir ! »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je connaissais un Texclub du coté de Beeka et j’y suis allé pour mettre mes idées au clair.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne dirai pas que j’étais une habitué de l’endroit mais j’y avais trainé mes guêtres suffisamment pour ne pas perdre de temps à choisir un modèle… au début, comme tout le monde j’imagine, j’avais joué avec les couleurs de latex et les différentes « Naked Part ». Aujourd’hui je prends du noir et le corps entièrement recouvert pour ne rien voir du boy. Je me fous de son humanité et ne l’utilise que pour son sexe… et c’est bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai prit une demie heure, je n’avais pas besoin de plus pour me remettre en forme avant d’attaquer la clinique, un « conapt » standard et une formule simple. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le conapt était confortable, avec des murs bleus pâles et un matelas blanc et une sur-couette moelleuse et fraiche. Je me suis allongée et ai retiré mon pantalon et ma culotte. Mon latexboy est entré à ce moment là. De taille moyenne avec un corps bien dessiné sous sa combinaison noire et son sexe déjà dressé avec le gland noir et brillant comme un globe d’ébène. J’aime ce moment, cet espace de temps pendant lequel je regarde ce corps et ses muscles luisants, cette tige pointée, et l’absence d’humanité que le plastique confère à mon esclave sexuel. Il s’avançait vers moi et de la main je lui intimais l’ordre de marcher à quatre pattes, lui ordonnait de devenir taureau et d’être ma bête et mon maître, le forçait à courber l’échine et dresser sa verge, le dirigeait sous mon désir et lui demandait de me pénétrer, de s’enfouir en moi et d’abandonner son sexe à mon ventre, à fuir le plus loin possible pour que je ne garde que ce pieu vibrant en moi. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’aime sentir cette chaire gainée se frayer un chemin dans mon ventre, sentir le frémissement des fesses de l’homme qui pousse et se contracte, qui souffle et se tend. Ce moment ou mon vagin s’emplit de lui et l’emprisonne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ca commence toujours par le ventre… une chaleur molle et irradiante qui tourne en spirale et gonfle, gonfle, gonfle comme un soleil fabuleux. Un plaisir sans mot et sans nom qui gagne mes cuisses et mes fesses, qui caracole dans ma poitrine et s’enfle sous le lent va et vient du latexboy entre mes jambes. Ca grimpe en corolle dans ma gorge, gagne mes yeux et emplit mon cerveau de vide lumineux. Je ne cherche plus rien alors, je laisse mon esprit s’envoler et mon corps tout entier s’abandonner à ce mouvement de joie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est un peu comme une cascade qui s’enrichit à chaque rebond, une boule qui grossit en moi et me dépasse. Et puis une explosion qui rayonne jusque dans mes dents, mes ongles et mes cheveux. Une onde qui m’éblouit et me coupe de la vie pendant quelques secondes… puis je repousse cet anonyme silencieux qui me gène et l’expulse du conapt.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis allongée, les jambes ouvertes et le souffle court.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Photo François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-2355718238433149860?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/2355718238433149860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/2355718238433149860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/2355718238433149860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-19.html' title='CHAPITRE 19'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6HjuQq1LI/AAAAAAAAAG0/irFr0kGrP-c/s72-c/LATEXDOME.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-8070170004474837404</id><published>2009-11-26T05:40:00.000-08:00</published><updated>2010-01-14T01:57:12.651-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 14</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;En 1987, lors de la fermeture officielle du dernier puits en activité, se posa la question de savoir ce que Ouang Schok allait bien pouvoir faire du site de la mine de sel de Huan Gia.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6E73Jxl1I/AAAAAAAAAGs/LN_iE8fQU6o/s1600/Huan+Gia.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6E73Jxl1I/AAAAAAAAAGs/LN_iE8fQU6o/s400/Huan+Gia.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Creusé depuis le flanc du mont Zun Ziou jusqu’à des profondeurs pouvant atteindre moins 876 mètres, la mine avait été en activité pendant trois siècles et demi et avait grandement participé à la richesse de la province. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certains, prenant exemple sur ce qu’avait réalisé Wieliczka en matière de tourisme, proposèrent de transformer la mine en un immense complexe de loisirs. Il fut même question un temps d’y ouvrir le seul casino sous terrain au monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Devant les coûts de telles opérations, le parlement décida de faire de la mine la prison d’état de Ouang Schock. La légende veut que le projet fut adopté à la suite d’une remarque d’un conseillé : « Au moins là bas, on pourra revendre le sel si un prisonnier creuse un tunnel pour s’évader ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l’extérieur on ne voit rien de remarquable, seulement des baraquements de deux étages qui servent à l’administration pénitentiaire. Et puis, collée à la paroi de la montagne une immense et gigantesque porte d’acier noire qui s’ouvre (rarement) sur la cour d’honneur de la prison. C’est là où sont accueillis les prisonniers avant d’être descendu par un ascenseur jusqu’à la plate forme du niveau moins 1 où se trouvent les parloirs et le carré des gardiens. De là, sept ascenseurs desservent les puits où se trouvent les huit milles cellules creusées directement dans le sel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’absence de lumière naturelle et l’action naturellement corrosive du sel sur la peau transforment vite un prisonnier en fantôme. En trois quatre ans la peau devient si transparente que l’on peut apercevoir sans problème le réseau sanguin de tous les prisonniers. Tous ceux qui sortent de Gia après avoir purgé leur peine portent sur eux cette trace infamante pendant plusieurs années et doivent suivre un traitement médical spécial pour ne pas développer de cancer de la peau à cause du soleil.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ce jour il n’y a eu aucune évasion réussie à Huan Gia. Comment s’enfuir quand il n’y pas de murs à franchir ? Il y a bien eu une révolte en 2027 mais les autorités ont trouvées un moyen imparable pour la mater. Ils ont fermé les puits, coupé l’eau, l’électricité et l’aération et ils ont attendu. Au bout d’une semaine la brigade d’assaut a pénétré la prison. Elle n’a pas eu à tirer un seul coup de feu mais a remonté 496 cadavres : morts de faim, de soif ou tout simplement massacrés durant les combats.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque cellule fait neuf mètres carrés… au départ il ne devait y avoir que huit milles prisonniers dans la prison. Aujourd’hui la population carcérale de Gia est de 22 milles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Phoro François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-8070170004474837404?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/8070170004474837404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-14.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/8070170004474837404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/8070170004474837404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-14.html' title='CHAPITRE 14'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6E73Jxl1I/AAAAAAAAAGs/LN_iE8fQU6o/s72-c/Huan+Gia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-49881466494617573</id><published>2009-11-26T05:31:00.000-08:00</published><updated>2010-01-14T01:57:29.626-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 12</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Chelem m’a appelé vers vingt trois heures trente.&lt;/b&gt; Je commençais juste à m’endormir et je l’ai silencieusement maudit. Il m’a donné rendez-vous sur Strand View à une heure. Cela me laissait le temps de vérifier une dernière fois que ma veste d’ombre fonctionnait bien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6DAIGWRSI/AAAAAAAAAGk/JMOrpmPEMV8/s1600/OSPD.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6DAIGWRSI/AAAAAAAAAGk/JMOrpmPEMV8/s400/OSPD.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;J’ai mis des rangers et un pantalon large et je me suis attaché les cheveux dans une petite queue de cheval. Pour sur en me regardant dans la glace je n’étais pas très féminine. Mais je mets au défi quiconque de mon sexe de se balader autrement sur Strand en pleine nuit… ou alors seulement pour y exercer le plus vieux métier du monde avec en sécurité un bon vieux proxo des familles dans le coin pour éloigner les problèmes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Strand c’est le cœur de la nuit de Ouang… le vrai je veux dire, pas celui des touristes. Parce que le leur il bat sur Smith. Oh il est peut être plus lumineux et plus clinquant mais il ne vaut pas Strand. Là on respire la vérité de cette ville, son électricité et son rythme. C’est violent comme un riff de guitare. Saturé comme un larsen de Marshall. Brutal comme l’autoroute vers l’enfer. Violent diront ceux qui n’aiment pas cette ville… moi j’aime cet endroit parce que la seule chose que l’on y risque vraiment c’est de se retrouver face à face avec sa vraie nature. C’est sur Strand que l’on sait si l’on est de la race des seigneurs ou de celle des loosers.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le jour des mes dix sept ans mon petit ami de l’époque m’y avait emmené pour la première fois de mon existence. Je connaissais l’endroit par ce qu’en disaient la télé et le net, par les remarques de mon père et l’interdiction qu’il m’avait faite d’y aller.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’étais heureuse. Inquiète, excitée et heureuse. Juste devant le Majestic, le multiplex cinéma, trois types nous étaient tombé dessus pour nous dépouiller de nos blousons et de notre fric. Mon copain n’avait pas bougé une oreille. Tétanisé par la trouille. Moi j’ai écrasé ma cigarette dans l’œil gauche du type qui s’était penché vers moi avec un petit sourire pour baisser la fermeture éclair de mon flight jacket.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai toujours sut qui j’étais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Photo François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-49881466494617573?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/49881466494617573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-12.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/49881466494617573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/49881466494617573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-12.html' title='CHAPITRE 12'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6DAIGWRSI/AAAAAAAAAGk/JMOrpmPEMV8/s72-c/OSPD.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2965167678998458941.post-6449323357619368799</id><published>2009-11-26T05:27:00.000-08:00</published><updated>2010-01-14T01:57:45.459-08:00</updated><title type='text'>CHAPITRE 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6CEhShoaI/AAAAAAAAAGc/YG_ULfznGEM/s1600/Bd+Winston+Smith.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6CEhShoaI/AAAAAAAAAGc/YG_ULfznGEM/s400/Bd+Winston+Smith.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;Le carrefour San-Tse-Smith c’est le cœur de Ouang Schock.&lt;/b&gt; Le Smith tout d’abord, douze kilomètres rectilignes d’Est en Ouest, bordé de casinos avec leurs vagues de lumières qui dégueulent sur le trottoir, leurs parterres animés d’un ballet de limousines, d’un spectacle caraïbes ou de la prise d’un château fort. Des buildings de cent, cent-cinquante étages, en verre et acier enchâssés, brillants sous le soleil en reflets bondissants d’une fenêtre bleue à un vitrail Tsing Tao, les nuages effilochés dans les pistes d’atterrissage des hélicoptères sur les toits. Deux rangées de Ginko tout le long du Smith avec au centre, le tramway 1 qui court tout le long de la ville de Baijang Bay à Circle 1. Des cents et des milles de piétons qui remontent le Smith et écrasent leurs petits nez ronds sur les vitrines triples X et le bazar des prêteurs sur gage. Les roulottes à hot-dog, les marchands de chiens. Les cavernes SEGA d’où jaillissent les cacophonies virtuelles d’un monde de guerre et de sport extrême, les bars à Tapas, les sushis bars, les cocktails lounge, les lanternes rouge, les bordels à vraies filles, les bordels à latexgirl et latexboy, les discounts spirit, les multiplex cinémas et les salles de concert. Des Indu en file indienne aux stations et une myriade d’autres en maraude en quête du client à driver d’un coin à un autre de la ville et parfois les limousines atmosphériques des vrais maîtres de Ouang.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Et en son plein centre, comme une saignée d’ombre, le San-Tse qui le coupe perpendiculairement. Majestueux et méprisant dans ses livrées victorienne. Une avenue d’un autre temps, celle du maître suprême : le général Yun San-Tse. Des immeubles en pierre et briques, avec des perrons sous tonnelles, des langues d’herbe verte devant les façades. Des magasins plus ternes, plus discrets mais dont les prix explosent au portefeuille quand on ose y faire un achat. C’est l’avenue des administrations et des seigneurs de Ouang. N’y vit que celui qui possède la patte blanche magique : l’℮-M℮ Black Magic avec crédit illimité.&lt;br /&gt;Les touristes ne la remontent quasiment jamais cette avenue sombre, car ils ne cherchent que la lumière sans jamais s’intéresser à ceux qui la produisent. Mais peu importe.&lt;br /&gt;Le carrefour explose sous les hordes de visiteurs… car il y a six autres avenues qui débouchent à ce carrefour dont le Strand View en direct de la gare. Une gare de tram, trois lignes de métro et six arrêts de bus. C’est le déversoir à humain cette place. Et sur les façades des immeubles qui la bordent s’étalent des dizaines d’écrans géants qui crachent de la pub 24/24.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blog.kenesi.fr/"&gt;Photo François.Kenesi&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2965167678998458941-6449323357619368799?l=carotideblues.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://carotideblues.blogspot.com/feeds/6449323357619368799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-5.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/6449323357619368799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2965167678998458941/posts/default/6449323357619368799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://carotideblues.blogspot.com/2009/11/chapitre-5.html' title='CHAPITRE 5'/><author><name>Ludovic Roubaudi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15419580925098981648</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/S4BgBYhZV1I/AAAAAAAAALA/_iuYF2yjSLc/S220/IMG_2956.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_aWO8j9jrnlc/Sw6CEhShoaI/AAAAAAAAAGc/YG_ULfznGEM/s72-c/Bd+Winston+Smith.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
